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APLD 91
Paris, le 30 janvier 2003
Copie à M. Caffet
Copie à M. Le Garant
Copie au bureau des associations
Copie à la S.E.M.A.P.A
Compte rendu de l'assemblée générale du 29 janvier 2003
OBJET: LE PROJET BERGER
L'écoute des citoyens et artistes du 91 quai de la gare dans la fabrication de la ville est nécessaire.
Nous voulons aider la municipalité à faire les bons choix et non des erreurs. Monsieur BERGER après cinq séances de travail, où une réelle opposition s'était manifestée, nous présente aujourd'hui le même projet; comme le dit un de nos adhérents "le même sandwich avec une sauce à peine différente".
- Le nouveau projet Berger n'est pas un nouveau projet.
Il n'y a toujours pas de prise en compte des besoins des artistes des Frigos( certains pensent même qu'il y a un manque de considération et un mépris de nos besoins) pas plus qu'il n'est pris en compte la place des artistes dans la ville. Si comme nous la dit la SEMAPA à plusieurs reprises il n'y a pas d'enjeux financiers sur ce terrain, pourquoi insister pour construire un immeuble d'un tel volume et d'une telle hauteur?
De nos 81 adhérents, 54 se sont exprimés par écrit sur l'immeuble Berger puis lors de l'assemblée générale d'information, à l'unanimité, un refus catégorique de ce projet a été exprimé.
- La proximité:
Nous avions cru comprendre que le nouvel immeuble serait distant de 16 mètres de la façade sud des Frigos, or le socle est toujours à 12m à l'est et 18m50 à l'ouest. Ceci a été ressenti comme un mépris total vis à vis des utilisateurs des Frigos, et comme un contournement de la concertation.
- La hauteur:
Des différents bâtiments, aucun n'a changé de hauteur. C'était un point fort de la demande des associations de privilégier des bâtiments plus bas à l'est et un peu plus haut à l'ouest, côté rue de Tolbiac. Dans une présentation du projet du 11-10-2001, M. Berger nous affirme que "la hauteur du projet est de 20 mètres maximum". Aujourd'hui elle est de 35 mètres.
-A propos des ateliers en rez de cour:
Les adhérents d'APLD91 refusent cette proposition d'ateliers( tant que le projet n'est pas revu dans sa globalité) et n'accepte pas cette carotte, ni celle des parkings en sous-sol. D'autant que "les prix de location de ces ateliers ne pourrons jamais être aussi bas que ce qu'ils sont dans les Frigos" (cf.: M. Grande lors de la réunion de travail du 6-12-2001).
Avec toutes ces raisons qui expliquent le fort désaccord sur ce projet, APLD91 voudrait amener un débat de fond sur un urbanisme ambitieux pour le 21ème siècle et pour Paris. Pour cela il faut réfléchir à la création d'un espace de partage. Comprendre que le vide des espaces publics fait la ville et son urbanité autant que le plein de ses bâtiments.
Les architectes et les urbanistes tentent de répondre à la demande et à la commande, ils expriment rarement ce qui fait défaut : Le LIEN et LE LIEU. Pour trouver un sens et des espaces où nous rencontrer il faut que les artistes participent à la conception du projet, fassent le passage entre imaginaire et rationalité dans le nécessaire remodelage de notre ville.
Beaucoup d'architectes et d'artistes travaillent ou ont déjà travaillé sur ce thème, dans le cadre de "Des artistes pour la ville", F.Barré, D.Buren, R.Debray, B.Macé, J.Nouvel, D.Perrault, J.-M.Wilmotte et bien d'autres. C'est cela aussi construire la ville et nous avons peut-être la chance de pouvoir y participer sur cette parcelle M1D.
EN CONCLUSION, NOUS NE VOULONS PAS FERMER LES PORTES ET DEMANDONS TOUTE L'ATTENTION DE LA MUNICIPALITÉ AFIN QU'UNE "NOUVELLE" CONCERTATION SE METTE EN PLACE.
le bureau d'APLD 91
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