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APLD 91
Paris, octobre 2001
APLD91 en accord avec l'ensemble des associations estime qu'il faut remettre à l'étude le projet Holloway sur la parcelle M1A, et faire une étude de fond, ce qui n'a jamais été entrepris.
Il n'y a pas que la réalité économique immédiate.
Que ceux qui s'occupent de culture au nom de l'état s'essayent à donner leur aide à tous ceux qui fabriquent l'art.
L'annulation du permis de construire de "Capital et Continental" et le redéveloppement de la production multiforme du 91 doivent être aidés par les pouvoirs publics.
La densité de l'art vient de multiples petites tentatives, de chemins de traverse jamais repérés sinon pour être trés souvent plagiés par les "mastodontes" (les exemples ne manquent pas). Aider tous ces artistes là c'est participer de la création. Il faut créer des lieux sans prétention en laissant un espace de travail à ceux qui le veulent, qu'ils soient reconnus ou non (en rappelant la relativité de jugement en ce domaine). Installer des oeuvres dans les lieux publics en les faisant tourner trés souvent cela ne coûterait pas cher et montrerait au public les multiples facettes de la création contemporaine.
Toutes les études montrent (y compris celle diligentée par Michel Duffour et à laquelle nous avons participé) que la création contemporaine a trouvé des portes d'accés plus directes vers le public que celles imaginées par les pouvoirs successifs.
Au 91 nous nous inscrivons dans le droit fil de cette nouvelle manière de se montrer. L'impact du 91 est local,régional,national et international.
Alors qu'une nouvelle manière de faire, parallèllement aux musées, aux galeries, fait ses preuves, donner raison à ceux qui ont fait venir "Capital et Continental" serait une erreur.
Si le mot culture a un sens, le travail qui la produit en a un plus fort. Chaque oeuvre n'est qu'un morceau du puzzle, c'est ce puzzle que montrent si bien ces nouveaux lieux où personne ne s'est permis de sélectionner ceux qui peuvent y travailler. Que le marché de l'art fasse ce qu'il a à faire, mais cela ne doit pas empêcher , ce que nous demandons :
Le regroupement d'ateliers et de créateurs!
Nous savons que cela attire un public bien différent qui n'ose pas ouvrir les portes des galeries et qui au 91, par exemple, découvre directement l'art contemporain.
C'est là que l'on peut parler d'utilité publique et qu'il faut envisager l'extension réelle du 91 quai de la gare, en place et lieu de "Capital et Continental".
N'asphyxiez pas ce lieu!
L'immeuble "Berger", entre autres, au sud du bâtiment empêcherait par sa trop grande proximité une quarantaine de plasticiens de poursuivre leur travail et leurs recherches dans des conditions décentes de luminosité.
le bureau d'APLD91
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